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Des Canadiennes apportent le STIM dans la communauté

Pour célébrer le Mois international de la femme, nous voulons mettre en emphase quelques femmes qui font un travail remarquable et qui inspirent les jeunes filles et contribuent au monde STIM au Canada.

Katherine Lissitsa
31 mars 2019

Ada Lovelace était une mathématicienne du 19ème siècle, considérée comme la toute première programmeuse en informatique. La chimiste Rosalind Franklin a contribué à la découverte de l'ADN. L’actrice Hedy Lamarr qui, en plus de statut de star hollywoodienne, était une inventeuse pionnière des technologies Wi-Fi, GPS et Bluetooth. Les contributions du mathématicienne Katherine Johnson à la NASA ont jouées un rôle crucial dans le succès du premier vol spatial américain. Et on à peine touché cette liste.

Ce n’est pas surprenant qu’il y a eu beaucoup de femmes brillantes au cours des siècles, ayant fait des contributions importantes dans les domaines scientifiques, que ce soit technologie, ingénierie ou mathématiques. Alors dans l’esprit du Mois international de la femme, nous voulons mettre une emphase sur quelques-unes de celles qui continuent à faire un travail remarquable qui contribue non seulement au monde STIM au Canada, mais qui inspirent également les jeunes filles à surmonter le stigma associé à la présence des femmes dans ces domaines.

Nous ne pouvons pas nous empêcher de se lancer avec l’une des nôtres, la femme sans laquelle nous n’aurions jamais pu écrire ce message. Kate Arthur, fondatrice et PDG de Kids Code Jeunesse (KCJ). Arthur a reconnu la nécessité pour les enfants d’être bien outillés avec les compétences dont ils auront besoin pour éventuellement naviguer sur le marché du travail. Poussée par l'importance de la culture numérique à notre époque, Arthur a fondé KCJ dans le but de permettre aux élèves et aux enseignants d'apprendre à créer et communiquer avec le code.

Kate Arthur founder of KCJ

Arthur a toujours été une ardente porte-parole pour l’enseignement des sujets STIM, et l’encouragement des jeunes filles à s’investir dans ces domaines historiquement dominés par les hommes. C’est un message clé qu’elle espère faire entendre au plus grand nombre de personne. Elle dit:

« Je pense que l’éducation et la diversité sont au cœur de la force d’un pays», a déclaré Arthur. «En intégrant l'éducation STIM dans les écoles primaires publiques du Canada, nous incitons tous les enfants à innover avec la technologie et, ce faisant, à diversifier la main-d'œuvre future. »

Encourager la diversité dans les domaines de STIM est également ce qui alimente les travaux du Dr. Eugenia Duodu. En tant que chimiste et développeur communautaire, elle animait un atelier à Scarborough, en Ontario. Quand une fille a demandé à Duodu qui elle était, se souvient-elle dans une conversation TEDx. Après s'être qualifiée en tant que scientifique avec assurance et confiance, elle s’est retrouvée en face d’un mur de scepticisme voir de l'incrédulité, car, apparemment, «elle ne ressemblait pas à une scientifique». C'est à ce moment-là que Duodu réalisa que c'était la raison pour laquelle elle devrait donné l'atelier en premier lieu. Il fallait montrer aux jeunes que la science est accessible à tous.

Cette devise se traduit par le travail qu'elle accomplit en tant que PDG de Visions of Science, une organisation caritative qui promeut l'éducation en STIM pour les jeunes issus de familles à faible revenu et de communautés marginalisées. « Nous espérons résoudre les problèmes locaux et mondiaux qui nous concernent tous à des degrés divers », a déclaré Duodu. « Nous devons veiller à ce que tout le monde ait la possibilité de prendre part à la prise de décision de manière équitable. Lorsque les jeunes sont habilités à réussir, rien ne les empêche de faire ce qu'ils peuvent faire! »

Le Dr Rim Khazall est d'accord. «Je crois fermement que les STIM, à l'instar de tous les domaines d'études, ne sont renforcés que par leur diversité et leur inclusion des voix minoritaires», a-t-elle déclaré.

Khazall, une neuroscientifique dont les recherches portent sur l'hormone intestinale ghréline et son lien avec le stress, étudie en quoi le stress affecte particulièrement les femmes. Mais tout comme Duodu, son travail ne se limite pas au laboratoire. Khazall est un mentor et une animatrice de jeunesse. On la trouve souvent dans les centres de santé locaux qui organisent des programmes de fitness et des camps de leadership, ou qui engagent des filles dans les domaines de STIM par le biais des activités de la CU-WISE (femmes en sciences et en génie de l'Université Carleton).

Kate Arthur founder of KCJ
« Former les filles en STIM leurs donneront l'occasion de développer les compétences nécessaires pour devenir des catalyseurs de changement en tant que femmes dans STIM », dit-elle. « Les filles résolvent les problèmes, sont de grands penseurs et sont orientées vers le détail. Toutes ces caractéristiques sont impératives dans tous les domaines de la STIM. »

Khazall ajoute que le monde de la science et de la technologie « a cruellement besoin de voix, d’idées et d’idées diverses ». Voici donc quelques idées sur la façon dont les éducateur·rice·s peuvent amener les filles dans leurs classes à s’émerveiller de la science, de la technologie, l’ingénierie ou les mathématiques.

Tout d’abord, gardez les yeux ouverts pour les filles qui manifestent un vif intérêt pour ces domaines. Lorsque vous les repérez, accordez-leur l'attention et le mentorat dont elles ont besoin pour leur donner la confiance qui les inciteront à poursuivre des programmes STIM à l'avenir. Les manuels ne peuvent pas aller très loin - c’est le contact humain (et parfois un petit coup de pouce) qui est essentiel.

Les discours de motivation et les conseils sont excellents, mais vous devez également ajouter une expérience concrète. Les filles doivent expérimenter, jouer, construire et découvrir STIM afin de développer les compétences qu’elles auront besoin par la suite. (Pas pour nous vanter, mais nos ateliers peuvent vous aider.)

Kate Arthur founder of KCJ

Enfin, ces filles doivent contacter des personnes partageant les mêmes idées pour s’assurer qu’elles ne sont pas seules - l'ingrédient essentiel, étant donné que l’écart entre les sexes reste encore une réalité regrettable dans les domaines liés aux STIM au Canada. En emmenant les jeunes filles dans des organisations de femmes qui se concentrent sur la technologie et la science, vous pouvez leur donner un aperçu plein d’espoir et inspirant en montrant à quoi leur avenir pourrait ressembler.

Quoi que vous fassiez, continuez à encourager les filles dans le domaine des STIM. Comme l’a dit Dr Khazall, « posez les fondements de cet avenir maintenant ».

Nous pensons que les questions d’ordre mondial, notamment l’égalité entre les genres, devraient être au premier plan en matière d’éducation. Notre initiative #kids2030 a pour objectif de fournir aux enfants les compétences pour s’épanouir, les connaissances pour prendre des décisions éclairées et les outils nécessaires pour utiliser la technologie, afin de trouver des solutions aux questions les plus urgentes du monde d’aujourd’hui. Apprenez-en plus et découvrez comment vous impliquer.

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