5 initiatives d'enfants utilisant la technologie pour le bien de tous

Voici des jeunes créateur·trice·s qui changent leur paysage numérique pour le meilleur.

Katherine Lissitsa
29 avril 2019

Quand on pense aux percées médicales, à la lutte contre la pauvreté, aux progrès technologiques ou à la réforme de l’éducation, on imagine rarement un enfant aux commandes. Mais si nous avons appris une chose, c’est bien que les enfants ne doivent pas être sous-estimés - beaucoup saisissent le volant à deux mains et nous guident tout droit vers le progrès.

Nous pouvons remercier les enfants d’avoir inventé des choses comme le trampoline, les lumières de Noël, les palmes de natation, les sucettes glacées et même le braille. Cependant, ces créations se sont concrétisées au cours des siècles précédents. L’époque à laquelle nous vivons dispose désormais d'une profusion d'outils accessibles que les enfants peuvent utiliser pour pousser leur imagination encore plus loin

L'un de ces outils est l'intelligence artificielle (IA) et nous prévoyons en tirer le meilleur parti grâce à notre nouvelle initiative, #jeunesse2030. D'ici 2030, notre objectif est de promouvoir l'IA auprès de plus d'un million d'enfants et de plus de 50 000 enseignants au Canada, afin de montrer comment son potentiel et son éthique peuvent être exploités au service du bien commun. Et plus précisément, comment elle peut permettre d’atteindre les objectifs mondiaux de développement durable de l’ONU.

À ce propos, voici 5 exemples d’enfants qui ont utilisé la technologie pour une bonne cause :

1. Défi mondial Micro:bit

Étant donné que nous voulons atteindre les objectifs mondiaux de l’ONU par le biais de la technologie, commençons avec le Défi mondial micro:bit. Lancé l’année dernière, le défi des 8-12 ans du monde entier consiste à sélectionner l’un des objectifs mondiaux fixés par les Nations Unies et à créer un projet utilisant le micro:bit pour atteindre l’un de ces objectifs et soutenir une communauté dans le besoin.

Chaque coin du monde a son gagnant. Team Food Waste Watchers, vainqueur pour l’Asie et le Pacifique, a associé un micro:bit à un détecteur de poids pour réduire le gaspillage alimentaire en mesurant le poids des poubelles et en avertissant l’utilisateur s’il en jette un peu trop. Concurrent pour l’Afrique, Joseph Adewole a conçu un appareil qui prend la température des élèves afin de permettre des soins rapides et réduire le taux d’absentéisme lié à la maladie. Représentant le chapitre nord-américain, Elizabeth Gatten a créé un système de sécurité domestique abordable utilisant un micro:bit. Et Kathellen Lima du chapitre Amérique latine a fabriqué une «bouée anti-ordures» qui émet bruits et lumières lorsque des ordures sont jetées dans les rivières, contribuant ainsi à les maintenir propres.

Pour en savoir plus sur les projets gagnants, visitez la page Global Challenge winner’s page.

2. Technovation: StopIt

TechnovationDans le même esprit, Technovation met les filles au défi d'identifier spécifiquement un problème dans leur communauté et d'utiliser la technologie pour tenter de le résoudre. Parallèlement à la résolution de problèmes concrets, le concours offre aux filles la possibilité d'acquérir les compétences dont elles ont besoin pour devenir des entrepreneurs et des leaders en technologie.

Dans la division junior de l’année dernière, une équipe de cinq filles d’Espagne âgées de 12 et 13 ans faisait partie des gagnantes. BT Valencia a décidé de s’attaquer à la lutte contre la violence sexiste, une tâche difficile - un problème dont les femmes du monde entier sont victimes. L'équipe a conçu Stop It, une application qui au départ ne nécessite pas d’intervention humaine et qui peut aider les femmes victimes de violence.

Deux mécanismes le permettent: la géolocalisation et un capteur d’agression. En analysant les informations provenant de médias sociaux, l’application fait une corrélation entre les tweets d’un abuseur et sa localisation et détermine si une alerte doit être émise pour avertir celles qui seraient potentiellement visées.

L’équipe a également conçu un capteur d’agression qui analyse la pression appliquée au poignet et qui peut être intégré à une montre ou à un bracelet. Chaque fois que la pression est anormale, un appel d'urgence automatique est fait et un texte est envoyé à tous les contacts membres de l'application StopIt.

Même si l’application ne nécessite pas d’intervention comme telle, elle peut toujours être utilisée pour appeler une ligne d’urgence et contacter la famille et les amis via un appel ou un SMS.

3. Foire scientifique Google: Anushka

La foire scientifique de Google est un autre lieu de rencontre important de prodiges STIM. Le concours invite les adolescents du monde entier à proposer des idées novatrices faisant appel à la science, à la technologie, à l'ingénierie ou aux mathématiques.

Lorsque Anushka Naiknaware, originaire de Portland, en Oregon, avait 13 ans, elle est devenue la plus jeune personne à remporter la compétition de Google. Anushka a pris d'assaut le concours en proposant un moyen «intelligent» de soigner les blessures. Elle se disait que le traitement des plaies chroniques était un problème souvent négligé dans le système médical américain et, à la suite de recherches, elle a figuré que les travailleurs de la santé avaient tendance à changer trop souvent les pansements sur ces plaies, ce qui pouvait exposer les patients à des infections et à un rétablissement qui prenait trop de temps.

Pour tenter de résoudre ce problème, Anushka a conçu un prototype de pansement intelligent - un pansement qui avertit les médecins lorsqu'il doit être changé. Les professionnels de la santé peuvent ainsi évaluer l'état de la plaie sans retirer le pansement. À son tour, un tel capteur pourrait réduire le risque d'infection d’une plaie pas encore cicatrisée et empêcher le patient de prendre trop de temps à retrouver la forme.

4. iSMAK

Nous ne pouvons passer sous silence la performance d’une équipe de jeunes canadiens. Originaires de Sault Sainte-Marie, en Ontario, cette équipe appelée iSMAK a établi un record mondial en robotique cette année. iSMAK c’est trois jeunes élèves: Ila Giroux, âgée de neuf ans, son frère Kavi Giroux, 11 ans, et Max Shillingford du même âge. Ils ont réussi la qualification au VEX IQ Robotics du Nord de l’Ontario - la plus grande compétition de robotique régionale au pays -, puis ils ont battu 3 000 autres équipes et établi un record mondial de vitesse.

Par conséquent, leur score les a propulsés au premier rang en termes de performances à l'échelle internationale.

Ils y sont arrivés en s'entraînant trois à quatre fois par semaine avec deux entraîneurs (l’un d’eux étant le parent de Ila et Kavi), en déboguant, en peaufinant, en codant et aussi en concevant des robots. Le but ultime était de faire exécuter des tâches au robot dans un environnement de type ludique, mais où les enjeux sont importants. Et iSMAK a clairement relevé le défi!

They got there by training three to four times a week with two coaches (one of them being Ila and Kavi’s parent), debugging, tweaking, coding and eventually designing robots. The ultimate goal with the robot was to have it complete tasks in a high-stakes, game-like setting. And clearly, iSMAK rose to the challenge.

« Ils étaient fous de joie. Sur la lune! », a déclaré la co-entraîneure Sara Giroux dans un article du Sault Star. « Ils sautaient et criaient! » La prochaine étape pour l’équipe est maintenant le Championnat du monde de robotique VEX, qui aura lieu à Louisville (Kentucky) à la fin d’avril.

5. Samaira Mehta et Coderbunnyz

Nous terminons cette liste avec «une des nôtres», pour ainsi dire. Samaira Mehta est une fillette de 10 ans de la Silicon Valley, en Californie, qui partage exactement le même objectif que nous: apprendre aux enfants à coder.

Cette jeune prodige est le cerveau de Coderbunnyz, un jeu de société du XXIe siècle qui sert également d’outil d’apprentissage pour apprendre aux jeunes enfants à coder. L’idée est née de la passion de Samaira pour les jeux de société et le codage, et de la volonté de combiner les deux au lieu de toujours interagir avec l’un et l’autre séparément. Ce qui, couplé à son désir de diffuser le codage a donné Coderbunnyz.

Le jeu enseigne aux enfants comment écrire un algorithme et, s’ils sont intéressés, ils peuvent ensuite taper cet algorithme sur un ordinateur et voir le code prendre vie. Avec son jeu de société Coderbunnyz, Samaira a organisé plus de 75 ateliers de programmation et rejoint plus de 2 400 enfants. Et elle ne compte pas s’arrêter.

« Quand je serai grande, l'un de mes principaux objectifs est de rester entrepreneure, d'inventer des choses, de continuer à créer des choses qui soient bonnes pour le monde », a déclaré Samaira dans un article du New Indian Express’ Edex edition.

Donc, qu’il s’agisse de résoudre un problème communautaire, d’apprendre quelque chose de nouveau ou tout simplement de s’amuser, nous encourageons tous les enfants à explorer, à découvrir et à jouer avec la technologie, des jeux de société à l’IA!