Camps d'été virtuels

Les enfants peuvent continuer à apprendre avec de tout nouveaux camps de codage Scratch comme Art, Jeux et Minecraft.

La programmation est-elle le langage parfait pour libérer l’apprentissage créatif?

Comment une éducatrice KCJ utilise la programmation comme un outil pour aider les enfants à apprendre des compétences telles que la lecture

Hannah Ballard
09 Septembre 2020

L’apprentissage de la programmation va bien au-delà de la création de projets. Il s’agit d’utiliser la programmation comme outil pour résoudre un problème, pour trouver des solutions alternatives et même pour comprendre le processus d’apprentissage.

Amanda Myerson se passionne depuis toujours pour la compréhension du processus d’apprentissage. Avant de rejoindre Kids Code Jeunesse en tant que responsable du développement communautaire pour la région d’Ottawa, Amanda travaillait comme éducatrice. Que ce soit dans les salles de classe, les organismes à but non lucratif, les camps d’été ou d’autres programmes communautaires, la programmation est devenue un outil important dans son arsenal pour aider les enfants dans leur apprentissage de la lecture.

Amanda at the Astro Pi event.

Photo: Amanda Myerson

Utiliser la programmation pour apprendre à lire

Amanda a toujours aimé aider les enfants à trouver les bons outils et le style d’apprentissage qui leur convient dans leur parcours scolaire. Et ce, à tel point qu’elle a commencé à faire du tutorat pour quelques enfants qui avaient besoin de recevoir du soutien supplémentaire en dehors de la salle de classe.

« J’étais vraiment intéressée par les élèves [neurodivergents] quand j’étais enseignante. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai commencé à faire du tutorat. Cette connexion avec les élèves me manquait. J’aime enseigner la lecture et l’écriture à un stade précoce et travailler de façon individuelle avec les enfants qui ont des difficultés à tout comprendre dans la salle de classe », nous a raconté Amanda.

En tant que tutrice, Amanda utilise une approche langagière structurée avec les enfants qui ont besoin d’aide pour lire. Ce système consiste à décomposer les mots et les phrases en sons, c’est-à-dire en phonèmes.

C’est une solution axée sur les enfants, qui donne également aux élèves les outils nécessaires pour appliquer cette logique dans d’autres contextes. Cela permet aux enfants de disposer des compétences nécessaires pour apprendre comment apprendre.

L’une des caractéristiques les plus populaires de cette approche chez les enfants est l’utilisation d’aides didactiques, comme les tuiles de lettres, qui rendent l’apprentissage amusant. Ce sont de telles interactions concrètes qui permettent de donner vie à ces compétences.

Amanda s’est vite rendu compte que les nouvelles méthodes d’apprentissage ressemblent davantage à des jeux ou des récompenses pour les enfants. De même, elle a remarqué qu’en changeant la façon d’impliquer un enfant, on pouvait maintenir son attention plus longtemps. Elle a alors commencé à mettre en place des temps de jeu centrés sur la programmation avec le micro:bit comme récompense pour du bon travail. Puis, elle a eu l’idée d’aller plus loin…

Les compétences numériques rencontrent l’apprentissage pratique

L’approche langagière structurée commence par l’apprentissage des sons des voyelles, mais même l’action répétée de nommer les lettres et d’utiliser le micro:bit comme récompense peut s’avérer ennuyeux :

« Un enfant ne s’amusera qu’un certain temps à pointer les tuiles de lettres. »

Pour un élève en particulier, seule la promesse de jouer sur le micro:bit permettait de le maintenir engagé. En appliquant le style traditionnel de KCJ, Amanda s’est penchée sur son micro:bit et s’est demandée si elle pouvait trouver une façon de lier l’apprentissage de la lecture et la programmation.

Après une seule animation, elle avait trouvé la solution!

Amanda s’est alors mise à programmer tous les sons des voyelles sur le micro:bit sous la forme d’un défilement animé, qui pouvait être parcouru à l’aide d’un bouton. Quant à son élève? Il a adoré!

Micro:bit qui défile tous les sons des voyelles.

Amanda a codé son micro:bit pour faire défiler tous les sons des voyelles.

Le jeune innovateur commença tout de suite à proposer des corrections et de nouvelles fonctionnalités à ajouter.

« Peut-on faire défiler l’animation vers l’arrière? Peut-on rendre le son des voyelles aléatoires? Comment pouvons-nous l’améliorer? »

Sans s’en rendre compte, cet élève allait bien au-delà de l’apprentissage de la programmation : il programmait pour apprendre. La programmation est devenue un outil dont l’enfant pouvait se servir pour lier ses différents champs d’intérêt et échanger avec le monde qui l’entoure, à sa façon.

L’ajout de nouveaux éléments interactifs et tactiles, la pratique de la résolution de problèmes et la création collaborative ont aidé cet enfant dans son apprentissage de la lecture.

Les pouvoirs magiques de la narration

En plus de ces programmes, Amanda continue d’utiliser le micro:bit comme un moyen de motiver les enfants qui rencontrent des difficultés. La plupart des enfants attendent souvent avec impatience cette récompense à la fin de leur classe, quand ils ou elles peuvent utiliser le micro:bit pour raconter des histoires.

« Puisqu’ils ont des difficultés avec la lecture et l’écriture, je ne sais pas s’ils aiment vraiment écrire des histoires à l’école. Mais, le micro:bit est un outil qu’ils peuvent animer et qui leur permet de raconter des histoires à leur façon. »

Les nouvelles technologies peuvent être plus engageantes pour les enfants. Et en plus de cela, elles permettent aux enfants de disposer de davantage d’outils pour apprendre. Quels sont les projets favoris d’Amanda? Ce projet Code Club, dans lequel les enfants s’amusent à créer un jeu-questionnaire sur les mathématiques, et notre activité Animaux du Canada, où les enfants racontent l’histoire de certains animaux de leur région à l’aide de Scratch.

Quand les enfants voient les adultes s’enthousiasmer pour la technologie, ils ou elles en font de même. Et quand les enfants voient une occasion d’apprendre de nouvelles choses en même temps que les adultes qui les côtoient? Cette occasion de faire preuve de leadership les motive énormément.

Ces valeurs de créativité, de curiosité et de collaboration sont considérées comme des « compétences générales », mais c’est grâce à celles-ci que nous pouvons développer un état d’esprit axé sur la croissance et aider les enfants à apprendre comment apprendre. Apprendre à programmer et à écrire demande tous deux de faire preuve de beaucoup de persévérance. Mais cela ouvre un nouveau monde de possibilités pour ceux qui apprennent.

La résolution de problèmes, la persévérance et l’innovation sont les compétences nécessaires pour notre avenir. En fournissant aux jeunes d’aujourd’hui ces compétences fondamentales dès maintenant, c’est l’avenir de tou·te·s que nous améliorerons.

Prêt·e à vous mettre à programmer? Apprenez chez vous, à votre propre rythme, grâce à nos ressources.

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